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La diaphyse fémorale AL 333-61 : preuve d’une bipédie comme unique mode locomoteur il y a 3,2 Ma en Ethiopie ?

La diaphyse fémorale AL 333-61 : preuve d’une bipédie comme unique mode locomoteur il y a 3,2 Ma... Les précédentes descriptions de la diaphyse AL 333-61, mise au jour à Hadar (Ethiopie), attribuée à l’espèce Australopithecus afarensis et datée de 3,2 Ma, ont été particulièrement discrètes et peu instructives en termes biomécaniques notamment par l’absence d’étude des propriétés mécaniques internes de l’os. Les nouvelles analyses, exhaustives, mettent en avant une morphologie similaire aux Homo. AL 333-61 présente en particulier une vraie linea aspera et un indice pilastrique élevé en référence aux formes anciennes du genre Homo. De plus, les propriétés de section soulignent l’hypertrophie diaphysaire fémorale de AL 333-61, même si les données n’ont pu être mise à l’échelle qu’en fonction de la longueur sans prendre en compte la masse comme il est fait habituellement. AL 333-61 est singulier par sa ressemblance avec les Hommes du début du Pléistocène et du Pléistocène moyen pour certains caractères alors que, par d’autres, ils s’assimilent davantage aux Néandertaliens et aux Hommes modernes du Paléolithique moyen. Biomécaniquement, il montre le même niveau de charge habituel que celui observé au sein du genre Homo. Bien que la méconnaissance des proportions corporelles limite les inférences fonctionnelles, l’une des hypothèses retenue envisage l’existence d’une bipédie permanente chez AL 333-61 étant donné ses caractéristiques interne et externe et les liens qui les unissent au déplacement locomoteur. Toutefois, deux autres hypothèses sont envisageables. Des proportions corporelles particulières chez cet individu et/ou une activité inhabituelle pour ce type de population, pour des raisons environnementales, pourraient être la cause d’une morphologie de type Homo chez un individu initialement adapté à la bipédie et à l’arboricolisme. Cependant, en raison de l’absence d’autres études biomécaniques exhaustives sur les rares diaphyses du Pliocène, il n’est pas possible de privilégier l’une de ces trois hypothèses. http://www.deepdyve.com/assets/images/DeepDyve-Logo-lg.png Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris Springer Journals

La diaphyse fémorale AL 333-61 : preuve d’une bipédie comme unique mode locomoteur il y a 3,2 Ma en Ethiopie ?

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Publisher
Springer Journals
Copyright
Copyright © 2012 by Société d'anthropologie de Paris et Springer-Verlag France
Subject
Life Sciences; Evolutionary Biology; Human Genetics; Demography
ISSN
0037-8984
eISSN
1777-5469
DOI
10.1007/s13219-012-0074-2
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Abstract

Les précédentes descriptions de la diaphyse AL 333-61, mise au jour à Hadar (Ethiopie), attribuée à l’espèce Australopithecus afarensis et datée de 3,2 Ma, ont été particulièrement discrètes et peu instructives en termes biomécaniques notamment par l’absence d’étude des propriétés mécaniques internes de l’os. Les nouvelles analyses, exhaustives, mettent en avant une morphologie similaire aux Homo. AL 333-61 présente en particulier une vraie linea aspera et un indice pilastrique élevé en référence aux formes anciennes du genre Homo. De plus, les propriétés de section soulignent l’hypertrophie diaphysaire fémorale de AL 333-61, même si les données n’ont pu être mise à l’échelle qu’en fonction de la longueur sans prendre en compte la masse comme il est fait habituellement. AL 333-61 est singulier par sa ressemblance avec les Hommes du début du Pléistocène et du Pléistocène moyen pour certains caractères alors que, par d’autres, ils s’assimilent davantage aux Néandertaliens et aux Hommes modernes du Paléolithique moyen. Biomécaniquement, il montre le même niveau de charge habituel que celui observé au sein du genre Homo. Bien que la méconnaissance des proportions corporelles limite les inférences fonctionnelles, l’une des hypothèses retenue envisage l’existence d’une bipédie permanente chez AL 333-61 étant donné ses caractéristiques interne et externe et les liens qui les unissent au déplacement locomoteur. Toutefois, deux autres hypothèses sont envisageables. Des proportions corporelles particulières chez cet individu et/ou une activité inhabituelle pour ce type de population, pour des raisons environnementales, pourraient être la cause d’une morphologie de type Homo chez un individu initialement adapté à la bipédie et à l’arboricolisme. Cependant, en raison de l’absence d’autres études biomécaniques exhaustives sur les rares diaphyses du Pliocène, il n’est pas possible de privilégier l’une de ces trois hypothèses.

Journal

Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de ParisSpringer Journals

Published: Dec 7, 2012

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